Cuisine à l’américaine vs. Cuisine fermée

On la sait ouverte. Voilà une certitude. Elle véhicule une image plutôt chic et son agencement demande un espace généreux. Elle doit être belle sous tous les angles et se marier harmonieusement avec le reste de la maison ; le séjour dans la plupart des cas. Bon, ça, c’est pour l’image idéale que l’on s’en fait. Je vous vois venir… Oui, aujourd’hui, le moindre petit studio est équipé d’une cuisine à l’américaine. Mais, dans les faits, cela se résume à un comptoir. Il y a des mots comme ça, quelque peu fantoches. Bref, cela me donne l’occasion de revenir à l’origine de la cuisine ouverte, dite cuisine à l’américaine… par les Français.

L’origine de la cuisine ouverte

Elle est à la mode et vous la pensez probablement récente ; quelques décennies peut-être. Que nenni ! Retour au tout début du XXème siècle, en 1908, 3 ans après l’avènement des cuisines équipées, où cet agencement apparaît dans les premiers logements sociaux créés par la société philanthropique « le Groupe des Maisons Ouvrières ».

A l’époque, les travailleurs pauvres de Paris s’entassaient souvent dans de petites maisons insalubres avec leur famille. Et la cuisine était l’endroit le plus sale de la maison, donnant la plupart du temps dans une courette sordide.  L’idée de la fondation était de loger tous ces pauvres gens dans des maisons bon marché. La cuisine ouverte présentait l’avantage d’un coût réduit car, nul besoin de mur ni de porte pour la séparer des autres pièces.

« Les logements ouvriers des ensembles Lefèvre et Daumesnil bénéficient d’une salle à manger avec cuisine « toute équipée », ce qui est une nouveauté, alors que les logements pour employés possèdent une salle à manger séparée, pièce « bourgeoise » destinée à la réception. Tout est pensé pour favoriser l’hygiène et habituer une population venant de taudis ou de logements malsains à la propreté. Alors que les normes minimales imposée aux habitations à bon marché les rendent souvent plus confortables que bien des habitations « bourgeoises », des organisations comme le GMO renchérissent, lorsque cela est possible, en fournissant l’eau (froide) courante ou les wc dans les logements. »

Pourquoi la cuisine ouverte devient-elle cuisine à l’américaine ?

Tout commence dans les années 60. La cuisine ouverte est jusqu’alors réservée aux classes populaires et pour la rendre plus attrayante, on la baptise « la cuisine à l’américaine ». Pourquoi ? À cause des séries TV et des films américains de l’époque qui montrent souvent des cuisines ouvertes sur le salon. Pourtant, ce n’est qu’illusion. En réalité,  la configuration était ainsi faite pour les commodités du tournage, tout en présentant l’avantage de magnifier la représentation de l’espace, en fonction de l’angle de vue choisi par le réalisateur. Et voilà ! Ce n’était donc pas un reflet de la réalité. Et pour confirmer tout cela, sachez que la plupart des cuisines aux États-Unis sont fermées. Hé oui 😉

Pourquoi la tendance reviendrait-elle à la cuisine fermée ?

Quelques témoignages sont apparus sur la toile en ce sens. Ce qu’ils en disent : dans une cuisine ouverte, vous vous sentez si bien que vous y passez votre temps, vos invités s’entassent autour du plan snack et n’en décollent plus, la télé vient progressivement s’imposer dans le paysage, bref, l’espace séjour ou le salon deviennent superflus. Dommage de se priver d’un bon canapé, d’un espace frais et sans odeurs… Aux États-Unis justement, la demande pour des appartements aux cuisines fermées augmente. Les nouvelles constructions incluent même souvent des portes coulissantes escamotables permettant de fermer la pièce cuisine ou la laisser ouverte.

Se séparer du reste de l’habitation permet de préparer tranquillement le repas, d’étaler sur le plan de travail plats, ustensiles etc. sans crainte du désordre, faire sa vaisselle bruyamment sans importuner l’entourage etc. Et comme je le disais, la cuisine ouverte accueillant toute la maisonnée, elle accueille aussi tout son bazar. Et le magnifique plan de travail de votre cuisine devient l’espace idéal pour y déposer tout et n’importe quoi. Ou alors, il faut être derrière chacun et faire le gendarme. Ça sent le vécu non ? No comment 😉

L’avenir nous dira comment évolue la tendance en France, souvent influencée par celle d’outre Atlantique.

Je vous recommande la lecture des articles suivants dans lesquels j’ai pioché ces informations. Particulièrement l’interview très riche de Monique Eleb, architecte et sociologue reconnue spécialiste de l’habitat, par Jérôme Alberola de Culture Cuisine. Également l’article du New-York Times qui s’appuie sur deux témoignages de femmes qui sont revenues des cuisines ouvertes et vous expliquent pourquoi avec humour.

Sources : Culture Cuisine, New York Times

Crédit photos et texte cité : Paris myope

 

La cuisine en L

Quand on demande à une personne de nous décrire la cuisine de ses rêves, les mots « îlot central » et « cuisine américaine » reviennent souvent dans la conversation. Que voulez-vous ? C’est dans l’air du temps ! En revanche, pour accéder à son rêve, il faut de l’espace et tout le monde ne l’a pas ! La cuisine en L est un bon compromis. Elle permet d’aménager les petit volumes autant que les grands car les possibilités d’agencement sont multiples.

Comme vous le constatez sur les photos, les 2 branches du L ne sont pas obligées de toucher un mur mais peuvent se placer au cœur de l’espace et servir de bar ou de séparation. Également, avoir une cuisine en L, n’exclut pas forcément l’îlot dont on a tant rêvé 😉

Comment gérer les angles ?

Il y a des meubles spéciaux pour cela. Nous vous proposons quelques modèles de meubles bas avec différents mécanismes.

Les plateaux Le Mans sortent très astucieusement de leur coquille et nous font la surprise d’une large surface de rangement.

Le tourniquet, plus classique mais tout aussi efficace. Vous devez vous-même le faire tourner pour saisir vos produits.

Et le tiroir d’angle qui n’a pas tout à fait la même fonction mais est très original et pratique dans ce qu’il offre.

Un petit tour sur notre site où vous pourrez découvrir de nombreux modèles pour imaginer l’agencement de votre future cuisine 😉 : Cuisines SAGNE

 

Le lexique du cuisiniste

Chaque branche professionnelle a son jargon, son vocabulaire spécialisé. Le cuisiniste n’est pas en reste. Certains mots sont compréhensibles par tous car génériques et utilisés dans la vie courante. D’autres, en revanche, sont méconnus du grand public car spécifiques au domaine. Voici un petit lexique des mots couramment utilisés par les professionnels de la cuisine et qui vont éclairer votre lanterne. Par ordre alphabétique, on y va :

  • Alèze : élément de finition et de décoration qui permet de protéger et décorer les chants d’un plan de travail carrelé. L’alèze est en bois, du même coloris que la cuisine
  • Acrylique : matériau brillant utilisé pour la fabrication des façades de meuble. C’est un film synthétique collé sur un panneau de MDF. Il concurrence la laque à un moindre prix.
  • Amortisseur : accessoire permettant de ralentir et/ou d’insonoriser portes et tiroirs lors de leur fermeture. Ils se montent sur les charnières ou les glissières
  • Caisson : pièce de base de la cuisine à laquelle on vient ajouter finitions, portes ou tiroirs
  • Casserolier : meuble à grands tiroirs (grande hauteur) pour ranger casseroles, poêles ou autres plats de grandes dimensions

  • Coup d’éponge : crédence de petite hauteur
  • Corniche : élément décoratif à poser sur le dessus des meubles hauts pour les habiller
  • Crédence : partie murale située entre le plan de travail et les meubles hauts. Elle protège le mur des éclaboussures d’eau et de graisse. Elle peut être en inox, en verre, en carrelage etc.
  • Charnière : pièce qui permet à une porte ou une fenêtre de s’ouvrir et se fermer. Elle est placée le plus souvent à l’intérieur du meuble mais parfois apparente sur les cuisines rustiques (fiches à lacet)
  • Chant : la bande de chant est une de protection qui peut être placée sur la tranche d’un panneau ou d’un plan de travail. Il en détermine l’épaisseur
  • Dos épis : panneau de finition identique aux façades ou au plan de travail et placé derrière le meuble
  • Encastrable : un élément qui s’insère entre les meubles de la cuisine
  • Façade : porte de meuble ou devant d’un tiroir
  • Fileur : pièce de finition qui permet de cacher un espace entre le mur et le meuble ou bien entre deux meubles
  • Galandage : se dit d’une porte coulissante qui se dissimule dans le mur lors de son ouverture
  • Glissière : élément métallique sur lequel glisse le tiroir pour s’ouvrir et se fermer
  • Habillage : élément décoratif fixé sur le côté, le devant ou le dos d’un électroménager ou d’un meuble. L’habillage d’un lave-vaisselle ou d’un lave-linge est la porte fixée sur la façade de l’électroménager de même couleur que la cuisine.
  • Ilot : meuble isolé dont les côtés ne touchent ni les autres meubles ni les murs. On parle d’îlot central par exemple.
  • Implantation : manière dont sont disposés les meubles de cuisine les uns par rapport aux autres, en L, en U, en I, en parallèle…
  • Intégrable : élément encastrable pourvu de charnières permettant de recevoir un habillage en façade
  • Joues : panneaux latéraux décoratifs avec une finition identique au meuble de cuisine (façade, caisson ou plan de travail)
  • Laque : matériau haut de gamme en finition brillante ou mate. Elle s’applique au pistolet. Elle est plus chère que le stratifié et le mélaminé en raison de son long process de fabrication. On préfèrera la laque hydro pour éviter les émissions de COV des laques solvantées.
  • Mélaminé : un panneau de bois ou de MDF (bois aggloméré) avec une feuille de papier décor enduite de résine
  • Métré : les cotes de la pièce
  • Plan de travail : se pose sur le dessus des meubles bas et s’utilise comme espace de préparation des plats ou d’exposition d’objets et ustensiles. Différentes matières sont proposées : bois, stratifié, résine, pierre etc.
  • Plan snack : plan de travail type comptoir de bar
  • Plinthes élément qui dissimule l’espace sous le meuble de cuisine et les pieds sur lesquels elles sont fixées

  • Pose libre : un électroménager qui n’est pas encastrable
  • Quartz : matériau  naturel doté d’une bonne résistance à la chaleur, aux rayures et aux acides. Judicieux pour les plans de travail
  • Rechampi : technique de peinture qui consiste à teinter le bois en laissant apparaître le veinage
  • Soffite : caisson décoratif sous plafond servant à dissimuler des gaines électriques ou d’évacuation ou des spots
  • Stratifié : matériau synthétique utilisé pour couvrir les façades et les plans de travail. C’est un empilement de feuilles sur lesquelles on met un décor qu’on enduit d’une résine. Le tout est ensuite collé sur le panneau. Il est réputé pour sa grande résistance.
  • Tiroirs à l’anglaise : tiroirs dissimulés derrière une porte ou un rideau
  • Vide sanitaire : espace derrière les meubles par lequel passe les tuyaux ou autres gaines

Sources : Forum construire, Assistance cuisine, Sagne Cuisines

Un fauteuil pour l’été

Le fauteuil suspendu

Un plaisir de détente à savourer de préférence en solo, dans un coin tranquille, pour méditer, lire, faire la sieste… Il y en a pour tous les goûts, de toutes les matières, plus ou moins souples, plus ou moins allongés, selon l’usage que l’on veut en faire.

Voici les assis-assis aérés, genre capsule

Les « Finalement on serait bien à 2 « 

Les « Je m’allongerais bien un peu + »

Et puis le « je sais pas quoi faire de ma vie »

Ça vous tente ? Voici les sources :

Deavita, Maison du Monde, Amazonas, Alexander Rose-Femme Actuelle, Journal du design – Porky Hefer, C.discount

Et pour l’image à la une : le fauteuil suspendu de Guillaume Lelasseux, ébéniste et sa collection Beloua et Nautile.

 

 

Papiers peints originaux

Quand on pense refaire la décoration d’une pièce, on hésite souvent entre la peinture et le papier peint. Ces dernières années, les marques de peintures ont innové, couleurs, effets matières etc. Le papier peint est apparu comme un peu vieillot, plus compliqué aussi à enlever quand il s’agît, justement, de changer de déco.

Voici quelques papiers originaux pour vous réconcilier avec la tapisserie. Il y en a même qui n’ont pas besoin de colle pour adhérer au mur ! On les place, déplace et replace…

 

Quelques papiers naïfs pour des chambres d’enfants ou pour créer un univers stylisé.

 

Ceux aux atmosphères apaisantes et propices à la rêverie ou plus pétillantes !

Je vous souhaite de belles inspirations…

Sources : Sandberg, A new wall 

Plan de travail en granit

D’où vient le granit ?

Le granit est une roche de profondeur appelée roche magmatique. Elle provient en effet d’un magma liquide qui, en remontant à la surface de la Terre, s’est progressivement solidifié et cristallisé. On le trouve principalement dans les régions de Bretagne, Normandie, des Vosges, du Limousin et du Tarn.
On trouve la palette de couleurs la plus étendue en Bretagne.

De quoi est-il composé ?

Dans le granit, on trouve 3 sortes de cristaux : le mica (blanchâtre, noir ou vert foncé), le feldspath l’élément qui donne sa couleur au granit (jaune, blanc, rouge…) et le quartz qui est translucide.

Les propriétés du granit

Le granit présente une résistance à l’écrasement d’environ 1 500 kg au cm2. C’est une pierre très dure, résistante à l’usure, aux chocs et à la chaleur. Reconnu pour ses propriétés hygiéniques, il ne stocke pas les bactéries. Facile à entretenir, un simple coup d’éponge avec de l’eau et du savon suffit. Idéal pour le plans de travail de cuisine.

Les petites faiblesses du granit

Il est très lourd ! Suivant l’épaisseur de votre plan de travail, on peut compter entre 60 et 90 kg par m2. Alors, si vous habitez à l’étage, vérifiez que votre ascenseur en supportera le poids ou le cas échéant, que vous pourrez le monter par l’escalier 😉
Son prix également pique un peu mais considérant sa longévité, il reste un bon investissement !

Quelques conseils

Il est important d’aller choisir vous-même votre granit ; vous aurez alors un produit qui vous correspond totalement. Aucun granit n’est identique. Il présente de multiples aspects : irrégularités des veines, différents reflets, des effets matière etc. Aussi, si vous en avez la possibilité, rendez-vous chez un granitier qui saura au mieux vous conseiller grâce à son professionnalisme.

Malgré la presque non porosité de la pierre, il est conseillé d’hydrofuger votre plan de travail tous les ans avec des produits disponibles sur le marché, dans des grandes surface telles que Lapeyre ou Leroy Merlin par exemple. Cela permet effectivement de reboucher les pores du granit et s’assurer d’une parfaite imperméabilité dans le temps.

Voici quelques belles réalisations de La Graniterie Demange, situées à  La Bresse dans les Vosges, partenaire de notre revendeur THOMAS à Gerardmer (88400).

Sources : Graniterie Demange, Notion de Fond

Crédits photos : Patrick Giraud, Graniterie Demange