Le design des années 50

La période est faste. Nous sommes au sortir de la guerre et tout est à reconstruire. Forcément, les idées foisonnent et une chose est à noter : le début de la publicité qui explique au consommateur pourquoi un produit est séduisant, moderne et à la mode.

Une phrase célèbre du designer français et expatrié aux Etats-Unis, Raymond Loewy, prend tout son sens dans ces années-là : « La laideur se vend mal. » ou encore « Il est inutile qu’un objet soit beau si on ignore qu’il l’est. » La publicité se met donc au service du design. Les modes, quand elles changent, écrasent les précédentes et relancent l’économie. Pour en revenir à monsieur Loewy, il est celui qui redessina la bouteille de Coca-Cola et l’immortalisa.

Dans les années 50, les lignes sont plutôt courbes, les couleurs très présentes.

Quelques exemples d’objets

La chaise Ombre de Charlotte Perriand 1955 et Le fauteuil Diamond de Harry Bertoia 1952

Le petit moulin à café Moulinex et la Démon-Table de Mathieu Mategot

Et sur 3 pattes, les lampes Akari 10A de Isamu Noguchi et les chaises fourmi de Arne Jacobsen

Et pour la petite histoire…

Le designer Nathan Chandler acheta en 2010 une maison construite en 1956. Quand il poussa la porte, la maison n’avait jamais été habitée. Et voici ce qu’il y trouva : une vraie cuisine des années 50 qui n’avait jamais servi. C’est juste magnifique !

C’était pour finir en beauté ;)

Sources et Crédits photos : Zendart Design, Artcurial, Incollect, Selency, Hive Modern, Deco.fr, Nathan Chandler

 

 

 

 

Le design des années 30

Quand on parle des années 30, en termes de design, c’est l’Exposition internationale des Arts Décoratifs organisée à Paris qui sert de référence. Et cela démarre en … 1925. Dans cette manifestation mondiale, 2 styles émergent sous le nom générique d’Art Déco : les Arts Décoratifs et le style 1925. Dans l’esprit collectif, quand on parle du style années 30, on pense Arts déco. Pourtant, ce que l’on nomme Art Déco serait en fait le style 1925. Compliqué ? Oui, et le débat ne date pas d’hier. Encore aujourd’hui, mêmes les universitaires se disputent !

Le style Art Déco et 1925

Vous l’avez compris, « Art Déco » est la contraction de « Arts Décoratifs ». C’est un art plutôt traditionnel, dont le but est de décorer avec élégance les objets du quotidien. Contrairement à l’Art Nouveau dont le style est privilégie les volutes, les courbes et la dissymétrie, il est plutôt tourné vers le passé et s’inspire des meubles du style Louis Philippe ou Directoire. Les meubles ont des lignes sobres, les matériaux sont luxueux et la symétrie est de rigueur. Bois d’ébène, incrustations de bronze ou de nacre etc. font partie de l’ornementation bien sûr présente et soignée. Comme dans tout mouvement artistique, le style Arts Déco investit l’architecture, les objets, les meubles, les paquebots « l’Art Paquebot », la haute couture etc. Ce style influence le monde entier.

Voici quelques exemples en image.

Le Chrysler building à New-York

Chenêt chat – Armand Albert Rateau

Lampe FoxTerrier – Buffet -Lampe pingouins

La collection de bouchons de radiateurs et d’ornement de capot de voiture de Lalique

Il y a bien sûr beaucoup d’autres sources à explorer mais il fallait bien faire une sélection…

Sources : Zendart DesignLalique, Proantic, Art déco Nice, Pinterest, au fil des lieux

 

 

 

Le Design des années 20

Poursuivons notre épopée au cœur de l’histoire du design.

Le BAUHAUS des années 20

C’est en réaction au naturalisme de l’Art Nouveau et du Arts and Crafts dont on retient, entre autres, les formes courbes et sensuelles empruntées à la nature, que naît en Allemagne, le BAUHAUS, fondé par Walter Gropius. Lui et ses amis du mouvement pensent que l’architecture, les meubles et les objets doivent réunir l’esthétisme et la fonctionnalité, en simplifiant les lignes au maximum, de manière à pouvoir combiner tous ces éléments entre eux et faciliter ainsi une harmonie. Le mode de fabrication industrielle permet de réunir arts plastiques et arts appliqués (ce que prône aussi l’Art Nouveau) mais l’épure du style offre aux créateurs une très grande liberté dans leur travail.

La fameuse chaise Wassily et la coiffeuse de style Bauhaus

La théière et le plafonnier Bauhaus

Pour le BAUHAUS, l’objet doit faire sens. La simplicité doit répondre à une fonctionnalité. Objets, bâtiments et mobilier doivent être en cohérence. Dans ces années 20, la devise du BAUHAUS est : l’art et la technique, une nouvelle unité.

Parmi les artistes très connus du mouvement BAUHAUS, on compte par exemple Le Corbusier et Marcel Breuer. Adolf Loos, parlera de l’architecture de la nudité. Pour l’illustrer, on peut citer la fameuse maison construite pour l’exposition du BAUHAUS en 1923, la Haus am Horn. Architecture et mobilier se répondent.

La maison Haus am Horn de Weimar, construite en 1923

Walter Gropius précisait que l’objectif de la construction de la maison était de faire émerger «le plus grand confort avec la plus grande économie par l’emploi de la meilleure technologie et de la meilleure répartition de l’espace tant au niveau de la forme, de la taille, et de l’articulation. » Les intérieurs de la maison Am Horn ont été signés par Marcel Breuer.

Le mouvement Bauhaus termine son évolution en 1933, à l’arrivée du nazisme. Mais quelques créateurs dont le fondateur, émigrent et font des émules, notamment aux États-Unis où sera créée l’école d’architecture de Chicago.

Plus tard, à la fin des années 40 et début 50, Le Corbusier va construire sa Cité Radieuse à Marseille. Directement inspirée du Bauhaus, elle est un village vertical qui répond à toutes les caractéristiques du mouvement. Je ferai plus tard un article spécial sur cet ensemble unique et vraiment moderne. En voici quelques photos.

La Cité Radieuse, façade et pilotis

Un appartement parmi d’autres et la piscine, située sur le toit juste sous l’école maternelle

Sources et crédits photos : Pinterest, ArchDaily, Modernisme.art-zoo.com, Zendart Design, Abritel, citadiavision, cryfil.over-blog, Cap vers la Provence.

 

 

 

 

Les barbecue nomades

Les barbecues nomades

C’est l’été… pour de vrai ! Pourvu que ça dure ! Bref, quoi qu’il en soit, on a commencé à prendre nos repas à l’extérieur et c’est bien appréciable. Ceux qui n’ont que 2 pas à faire pour sortir profiter de leur jardin ou de leur terrasse sont des chanceux. Suivant le cas, la cuisson des aliments peut se faire de manière traditionnelle dans sa cuisine et hop, être apportés dehors pour y être dégustés.

Mais, nous les Français, comme les Américains d’ailleurs, on aime bien cuisiner à l’extérieur et profiter du beau temps. Et c’est là que le barbecue entre en scène. Il y en a pléthore ! J’avais fait un article sur les barbecues verticaux dont les avantages pour la santé ne sont plus à démontrer. Après, c’est un choix : choisis ton camp camarade ! Mais bon, le barbecue vertical est souvent volumineux et s’il peut trouver sa place facilement dans le jardin, cela devient plus délicat sur une terrasse. Voici un éventail de quelques modèles de barbecues nomades bien pratiques, à poser sur la table, ou pour ceux qui ont envie de s’échapper dans la nature pour un pique-nique, à emmener dans un parc, à la campagne, à la mer… partout où on a envie de s’installer.

Le BBQ BergHOFF. On l’emporte, on le pose et on trinque pendant que ça cuit ;)

Le BBQ Smokeyjoe de Weber

Le tout petit Billy pour 3 à personnes et Carlo le nomade ventilé pour une cuisson sans fumée

Le E.Zichef…tout est dit ;)

Le LotusGrill prêt en 3 minutes, cuisson sans fumée, housse de transport

Et voilà ! Il y en a bien sûr beaucoup d’autres. Ceux-là sont conçus pour des cuissons au charbon de bois. Et en plus ils sont jolis ! PPOur plus de détails sur les BBQ présentés ici, retrouvez les liens ci-dessous.

Sources : E-zicom, barbecook, lotusgrill, rue du commerce 

 

Le Design et sa petite histoire

Le design, qu’est-ce que c’est ?

Je suis certaine que chacun éprouve quelque difficulté à définir ce qu’est le design. On en a tous une vague idée mais avancer une définition précise et complète est un peu compliqué.  Pour la plupart d’entre nous, le design fait référence à un style, plutôt moderne, épuré, industriel et surtout, quand on pense design on pense beau. Vous allez découvrir à travers ces différents articles qu’à l’origine, la naissance du Design, part d’un réel besoin sociétal et qu’il évolue au fil des époques qu’il traverse. Les spécialistes du sujet s’accordent à dire que le design, au-delà de l’explication avancée précédemment, répond à un besoin humain, résout une problématique dans un contexte donné, utilise une technologie et une compétence artistique et de création.

Un peu d’histoire

Le design voit le jour au XIXème siècle, sans que le terme existe encore. La Révolution industrielle est en marche. C’est l’industriel allemand Mickael Thonet qui produit le premier un objet à grande échelle. Le problème lui a été posé par une entreprise : « créer des chaises pratiques, élégantes et peu encombrantes ». Son cahier des charges industriel est serré. Il en résulte la célèbre chaise Bistrot n°14, vendue à 50 millions d’exemplaires entre 1859 et 1914. Cette chaise est d’ailleurs toujours vendue par la marque.

1er objet réalisé à grande échelle par Mickaël Thonet 

C’est au début du XXème siècle que l’on peut parler de design, même si le terme n’apparaît que dans les années 50.

Aujourd’hui, les séries ont le vent en poupe et on peut se rappeler qu’elles aussi ont débuté au XIXème siècle. Alors pour parcourir  l’histoire du design en feuilletons, comme on les appelait à l’époque,  je vous propose cet été une petite histoire du design en commençant par la période située entre la fin XIXème (sa naissance) et le début du XXème siècle.

Fin XIXème – début XXème

Au début du XIXème siècle, l’Europe se met à l’ère de la production industrielle. Ce qui apparaît comme un progrès est tout autant une déshumanisation des conditions de travail. Les hommes, les femmes et les enfants se tuent à la tâche et travaillent jusqu’à leur mort, sans aucune protection sociale. Les objets construits ne sont pas pensés pour durer et ils sont dépourvus d’esthétique.

L’environnement pollué et suffocant des villes industrielles

On avance dans le siècle et c’est dans un contexte toujours difficile et morne que les premières réflexions sur le design font leur apparition. 2 esthétiques opposées voient le jour et marquent le monde des arts jusqu’au début de la 1ère guerre mondiale : L’Art Nouveau en France et Arts and Crafts en Angleterre. Les 2 mouvements partent d’un même constat : une production industrielle où la dimension esthétique est inexistante et niée dans sa capacité à changer le monde.

Arts and Crafts 1860 – 1910

Arts and Crafts, qui inspirera l’Art Nouveau, rejette la production industrielle de masse et valorise l’artisanat. La nouvelle organisation sociale en Angleterre, née de la Révolution industrielle, angoisse les Britanniques sur leur environnement, leur liberté individuelle et leur rapports sociaux. Défenseurs des ouvriers, les intellectuels et les artistes du mouvement estiment qu’un ouvrier ne peut bien vivre son métier que s’il prend part à chaque étape de la création de l’objet. L’art doit intervenir partout dans le quotidien : vaisselle, argenterie, mobilier, textiles… On est bien dans la définition du design en tant que réponse à un besoin. La Nature tient également une place très importante pour le mouvement Arts and Crafts. Travailler dans un environnement sain est primordial et nombreux sont les ouvriers-artisans qui quittent les villes pour retourner aux sources. Ils s’intéressent à la culture, découvrent la cuisine végétarienne… Le matériau naturel prend toute son importance.

Fauteuil réalisé en 1905 par Charles Limbert Factory, rare entreprise américaine Arts & Crafts. Cafetière William Morris, un des créateurs du mouvement.

Salle à manger réalisée par William Morris

L’art Nouveau 1890 – 1910

C’est un mouvement qui naît en France, en réaction aux dérives d’une industrialisation de masse, dépourvue de style et de beauté, froide. Les créateurs qui s’inscrivent dans ce courant pensent fondamental le retour à la nature. Contrairement à Arts and Crafts qui met l’artisanat sur un piédestal, le mot d’ordre est de magnifier l’objet industriel en le parant des formes et des couleurs inhérentes à la Nature. Les lignes sont courbes, élégantes et sensuelles. L’inspiration est organique, animale, végétale. L’Art Nouveau apporte une touche sensible aux objets et à l’environnement du quotidien. Il fait des émules et se développe dans de nombreux pays d’Europe, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Russie… Je pense à Horta en Belgique ou à Guimard à Paris, 2 représentants majeurs de l’architecture Art Nouveau. On estime qu’à l’aube de la 1ère guerre, le mouvement a atteint son apogée.

L’escalier de la maison d’Horta à Bruxelles

L’entrée du métro parisien et objets Arts Nouveau

Prochain épisode : les années 20 et 30

Sources et crédits : zendart-design, wikipédia, Driehausmuseum, Artsspot.com, muntpunt.be,  blog-esprit-design, barunsonenter.com, Soubrier antiquités

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Foire de Paris SAGNE Cuisines

Quelques photos de notre stand sur la Foire de Paris. De beaux modèles, des mécanismes de qualité, des accessoires modulables… Nos partenaires Blum et Schüco nous accompagnent… le top !

Modèle bois LOFT et modèle VOGUE GLOSS Blanc. La LOFT est en plaqué chêne craquelé avec des poignées profilées sur chant Alu finition Inox. Le modèle existe en 6 coloris, teintes bois.

Détail des façades du modèle LOFT où l’on distingue clairement les craquelures du bois.

Photo 1 : façade LOFT, niche déco VOGUE     Photo 2 : façade VOGUE, niche déco LOFT

Gros plan sur le modèle VOGUE GLOSS Blanc Brillant. Façades en mélaminé verni. Existe en 7 coloris.

Le modèle LOUNGE en coloris Grisé. Triplis Épicéa massif, finition défibrée.

Étagères murales, Smart Cube de Schüco.

Étagères Smart Cubes de Schüco coordonnées aux façades.

Tiroirs coulissants à l’anglaise dans une armoire grande hauteur.

Meuble poubelle avec tiroir à l’anglaise.

Meuble coulissant pain bouteilles.

Et voilà ! Vous retrouverez tous nos modèles dans nos points de vente. Visitez notre site :)

Sagne Cuisines