D’où viennent les Soldes ?

Le contexte

Ils trouvent leur origine au milieu du 19ème siècle à Paris. Vous notez… j’écris « ils ». Hé oui, c’est un nom masculin et il devient pluriel dans son acception de « ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l’écoulement accéléré de marchandises en stock. » Ça fait bizarre n’est-ce pas ? Ben oui, y a des choses comme ça… En tous cas, au 19ème, un « solde » désignait en argot un coupon d’étoffe invendu et vous allez découvrir qu’on peut sûrement y trouver un lien avec la création des « Soldes ».

Autrefois, remontons au temps de la révolution et même avant, le commerce s’organisait en corporations. Chaque corps de métier vendait un produit spécifique. Vous aviez besoin d’un chapeau, le chapelier vous en confectionnait un. Des gants et vous alliez trouver le gantier etc. Au milieu du 19ème siècle, les commerces spécialisés commencent à disparaître au profit de magasins dits « de nouveautés », ces derniers annonçant la naissance des grands magasins à Paris. Et c’est là que Simon Mannoury fait son entrée. En 1830, fraîchement arrivé de sa Normandie natale, Monsieur Mannoury est employé en tant que gérant dans une boutique d’étoffes et de confection au coin de la rue du Bac et de la rue de l’Université. Le magasin s’appelle Au petit Saint-Thomas, référence faite à l’église Saint-Thomas-d’Aquin qui se trouve à proximité. Là, il révolutionne les traditions commerciales… entre autres, les premières ventes par correspondance.

 

La nouveauté et la naissance des Soldes

On peut dire que le Petit Saint-Thomas est le précurseur de tous les grands magasins qui verront le jour dans la deuxième moitié du 19ème siècle et début du 20ème : le Bon Marché en 1852, le Printemps en 1865, le Bazar de l’Hôtel de Ville et la Samaritaine dès 1904. 

La grande nouveauté est de rassembler dans un même lieu un grand nombre de produits divers issus de métiers différents. Les prix fluctuants des marchandises reposant sur une traditionnelle négociation entre acheteur et commerçant n’ont pas droit de cité au Petit Saint-Thomas qui revoit ce système et propose des prix fixes et affichés. De larges allées, comptoirs et rayonnages sont organisés pour permettre une circulation facile et une bonne vision des articles mis en vente. Et ça marche !

Les approvisionnements suivent, l’offre est de plus en plus large mais tout ne se vend pas. M. Mannoury a alors l’idée de liquider les stocks qui lui restent sur les bras pour faire de la place et lui permettre de renouveler ses collections, plus en adéquation avec la mode ou la nouvelle saison. Et pour que tout parte rapidement, il casse les prix. Il rencontre encore un franc succès ! Simon Mannoury ferme sa boutique en 1848. C’est un de ses employés, ancien responsable du rayon des châles au Petit Saint-Thomas, Monsieur Boucicaut, qui popularisera les Soldes quelques années plus tard, dans un grand magasin nommé Le Bon Marché.

Le cadre législatif

Il en fallait un, face à l’engouement de cette nouvelle pratique. Le mot Soldes fait son apparition dans la loi de 1906 où il est précisé qu’une autorisation spéciale du Maire de la ville où la vente aura lieu, devra être délivrée. En 1996, une nouvelle précision est apportée à la loi : avant et pendant les Soldes, une publicité ou une annonce devra accompagner la vente en question. Est ajouté également la bi-annualité de l’événement (hiver et été) ainsi que la durée restreinte à 6 semaines. Pour des raisons stratégiques, certaines régions de France bénéficient d’une dérogation à ces dates.

Et voilà… Profitez bien ! Et n’hésitez pas à nous rendre visite ! Il n’y a pas que les chapeaux qui sont en solde ;)

 

Sources : Challenges, Paris zigzag, 20 minutes, Ouest France

SOLDES d"été chez SAGNE Cuisines

SOLDES

C’est la période des SOLDES, SAGNE Cuisines vous propose, du 24 juin au 4 août 2015,  de nombreuses offres dans tous les magasins exclusifs participants.

SOLDES d"été chez SAGNE Cuisines

C’est le moment d’en profiter !